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À CONSUMER SUR PLACE

 

 

-LE SYNDROME DU TITANIC
Mars Distribution- 1h33

De: Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot

Trois ans après Une Vérité Qui Dérange, co-réalisé par Al Gore, et quatre mois à peine après le spectaculaire Home de Yann Arthus Bertrand, produit par Luc Besson et financé par le groupe PPR (Pinault, Printemps, La Redoute), qui connu le fabuleux succès que l'on sait (un succès par ailleurs bien mérité), c'est au tour du très courtisé Nicolas Hulot d'envahir les salles obscures avec un long métrage conçu pour éveiller les consciences sur les outrages que l'homme fait subir à la planète qui l'accueille. De belles images (certaines vues également du ciel), de jolies musiques, beaucoup de bons mots et de phrases à remplir les dictionnaires d'aphorismes, mais quel est donc l'intérêt de ce bis répétita ? Tout comme son très médiatique co-réalisateur, dont les stratégies divisent les uns et les autres, Le Syndrome Du Titanic a sucitté au sein de Culturclub des réactions bien différentes. Nous vous les livrons ici.

EN SALLE LE 07/10/2009
>> accueil

- par Vanessa BARBIER et Gert-Peter BRUCH -

 

 

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Bande Annonce

- Le syndrome du titanic -

en salle le 07/10/2009

 

de JEAN-ALBERT LIEVRE et NICOLAS HULOT


Tournées en effectif réduit (maximum trois personnes) afin de mieux faire accepter les caméras des populations pauvres de Shangaï, Sao Paulo ou du Caire, les séquences capturant les moments de vie du Syndrome Du Titanic permettent de donner aux termes « urbanisation », « consommation » ou « pauvreté » un vrai relief. En filmant des visages, ceux d’hommes, de femmes et d’enfants au cœur des aberrations et des paradoxes de ce monde, Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre ont voulu souligner comment, dans notre monde actuel, la misère et l’opulence se côtoient sans jamais se mélanger. Premier long-métrage des deux hommes en quinze ans de collaboration, Le Syndrome Du Titanic allie l’expérience de la caméra de Jean-Albert Lièvre à la conscience politique de Nicolas Hulot pour en faire un documentaire s’insurgeant contre l’objectif de croissance érigé en mantra dans la société du XXIe siècle.

- vanessa b. : enthousiaste -

« Je crains d’être enfin lucide », voilà une des premières phrases sur lesquelles s’ouvre Le Syndrome du Titanic. Sur le ton du carnet intime, Nicolas Hulot narre ses peurs sur l’avenir du monde actuel. Dans ce film, qui remet l’humain au centre de la société, les paradoxes et injustices sont illustrés par des séquences tournées aux quatre coins du globe et appuyées par des documents de l’INA et du CERN.

Intelligemment réalisé, Le Syndrome Du Titanic relève les absurdités et les dangers de notre société de consommation (ou de « consumation » pour Hulot), d'un « capitalisme sauvage dont nous avons fait notre habit de lumière » pour le citer. Ce documentaire est en plus très bien écrit ; la narration est au service des images et de l’éveil des consciences mais elle est également emprunte de poésie.

Les images confrontent par exemple la pauvreté à l’hyperconsommation, la misère à l’opulence, le manque au gâchis, Le Syndrome du Titanic bouscule nos acquis et dérange notre « utopie matérialiste » pour une cause juste, prônée par Hulot : « la révolution des esprits », indispensable si l’on veut éviter l’iceberg qui se profile.

- gert-peter b. : refroidi - 

Nicolas Hulot a quitté son ULM d'Ushuaïa pour se faire prophète et accessoirement, continuer à peser dans le jeu politique. Le Syndrome Du Titanic est donc forcément un film de propagande et pourtant l'iceberg de Nicolas Hulot me laisse de glace. Certes on y voit de belles images et on y entend de jolies formules (« l'Homme est grand dans la contrainte, immense quand il est humble » ou encore « seul l'excès est toxique ») mais on n'en ressort pas plus informé ou plus conscient qu'avant. Dans son commentaire, Hulot s'évertue à rester vague et les seuls territoires que l'on parcourt vraiment sont ceux de ses états d'âme. On le croirait déjà en pré-campagne présidentielle et ce "moi je" incessant à tendance à flinguer le travail du cinéaste. Sauf que de vraies solutions, nenni.

Au final, Le Syndrome Du Titanic est un film décousu, qui s'enlise et fini par lasser. Trop proche de Home pour ne pas y être comparé, ces images, dont le montage donne parfois la sensation qu'elles ont juste été assemblées pêle-mêle pour faire une belle séquence, n'ont malheureusement pas la même puissance évocatrice. A part quelques plans, insolites : un Opéra transformé en parking, un cimetière d'avion en Arizona... et pour dénoncer l'hyper-consommation, Hulot a choisi des séquences consternantes filmées lors du lancement mondial de l'I-Phone. L'un des temps fort d'un film qui oscille souvent entre La Terre Vue Du Ciel et C'Est Pas Sorcier.

Ce ne sont malheureusement pas les voix de Martin Luther King, Dali, Theodore Monod, Al Gore, Hubert Reeves ou Openheimer, censées apporter caution à Hulot (et peut-être aussi l'élever au niveau de ces grands hommes), ni la bande-originale qui fait parfois sourire (notamment grâce à une version japonaise du Poinçonneur Des Lilas de Gainsbourg) qui sauveront le navire du capitaine Hulot du naufrage auquel le titre le prédestine. On aurait préféré une œuvre humble et puissante, destinée à faire naître des vocations. Dommage, la planète ne s'en portera pas mieuxfin01/10/2009

 

- SYNOPSIS -

 

" Ce film est davantage un appel à la raison et un acte politique qu'un documentaire sur la crise écologique. D'ailleurs, la "belle nature sauvage" est la grande absente..." (Nicolas Hulot)

- capitaine hulot pour sauver le titanic -

 

 

 

 

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