-Yes Man
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| en salle le 21/01/2009 |
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- par Anne-Claire DUGAS -
- Le « Oui » pour tromper l’ennui -
Carl Allen (Jim Carrey) est un employé de banque sarcastique, cynique et morose qui se traîne dans la vie depuis le départ de sa femme deux ans auparavant. Casanier à l’extrême, végétant dans un poste qui lui refuse toute évolution, il se coupe petit à petit du monde : amis et collègues sont sa dernière planche de salut. Jusqu’au jour où il croise le chemin d’un ancien collègue, complètement déjanté qui cible son mal et lui propose une solution qu’il a lui-même testée. Sans grand enthousiasme, il se laisse convaincre et découvre la méthode du « Power of Yes ». Elle est organisée par un gourou des temps modernes qui dispense sa bonne parole dans des grands messes où l’aura du grand chef est flattée. Les participants acceptent de s’ouvrir aux opportunités proposées par la vie : le mot « non » est banni de leur vocabulaire. Malheureusement en suivant scrupuleusement ce précepte, le retour de balancier est inévitable...
Finalement Carl évolue dans un univers complètement loufoque sans même le savoir. Grâce à Allison il pourra devenir lui-même membre de ce monde et réveiller son petit grain de folie.
- "carreyment" drôle -
On est bien loin du professeur Keating du Cercle Des Poètes Disparus (Peter Weir) qui préconisait la philosophie du Carpe Diem à ses élèves. Il n’en reste pas moins que derrière cette petite comédie le message est lisible : l'optimisme est la clé. La singularité des personnages, servie par des comédiens très en forme, fait de Yes Man une parenthèse très agréable. Le film est ponctué de scènes comiques, de situations burlesques donnant l’impulsion nécessaire à Jim Carrey pour donner vie au personnage. Ici, pas d'entourloupe : Carrey fait du Carrey. Qu'on aime ou qu'on déteste, on sait à quoi s'attendre. Pas de surprise à attendre de ce côté là, l’extravagance outrancière est bien au rendez-vous.
- peyton reed aux commandes -
Passons maintenant derrière la caméra. Jeune réalisateur américain, Peyton Reed n’est pas un novice pour autant. Courts-métrages, documentaires de tournages (Retour Vers Le Futur, Forrest Gump), clips, séries, il a touché à tous les genres et tous les formats. Il signe ici son quatrième long-métrage et a choisi à ses côtés pour la production Richard Zanuck, notamment connu pour sa collaboration avec Tim Burton.
- galerie des personnages -
Aux côtés du romantique Jim Carrey, on trouve évidemment le traditionnel second rôle féminin de mise. Par ailleurs cette Allison, interprétée par Zooey Deschanel, n’est pas sans rappeler Sam alias Nathalie Portman dans Garden State (de Zach Braff). Sorte d'ange gardien, elle dégage une grande sensibilité que le héros du film saura mettre à jour.
La galerie de personnages proposée par Peyton Reed est riche en découvertes. Carl "Jim Carrey" Allen travaille sous les ordres d’un ado attardé qui organise des fêtes costumées et cherche désespérément l’amitié des autres. Norm (Rhys Darby) construit avec Jim Carrey un numéro de duettiste qui se perfectionne au fur et à mesure que l’intrigue avance et que les deux personnages s’apprivoisent. La prestation du comédien est à la hauteur de la folie de Carrey, à mi-chemin entre Peter Sellers et les Monty Python. Il participe avec Yes Man à son premier long-métrage qui ne sera sûrement pas le dernier.
Difficile de ne pas mentionner pour finir la présence dans ce film de Terence Stamp qui incarne un charismatique gourou. Il joue un personnage à double facettes : mi-ange, mi-démon qui sera la pierre angulaire des changements de Carl
21/01/2009

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